Les crises (non) épileptiques

Les crises (non) épileptiques

Traiter les crises (non) épileptiques est aujourd’hui une nécessité. En effet, les personnes saisies par ce type de crises sont très souvent mal diagnostiquées. Très largement gênés dans leur scolarité, leur travail, leur famille, les malades souffrent d’isolement, d’incompréhension et de multiples autres maux.  Traiter les crises (non) épileptiques propose, en conséquence, une analyse fine et une thérapie réellement efficace. 

Les crises (non) épileptiques
L’examen de l’activité cérébrale différencie l’épilepsie des CNEP.

Traiter les crises (non) épileptiques : le livre en quelques mots

Traiter les crises (non) épileptiques : des inconnues vraiment ?

Les crises non épileptiques (CNE dans le jargon) sont des troubles somatoformes très fréquents. Elles sont, d’ailleurs, très anciennes puisque la littérature médicale l’évoque depuis plusieurs centaines d’années. En effet, elles touchent autant de patients que la maladie de Parkinson. Les CNE induisent, chez le patient, un sentiment d’abandon, de dépendance, de marginalisation. Les personnes sont aussi atteintes par une impression d’échecs répétés.

Or, un certain nombre de raisons expliquent que les patients sont souvent sous-diagnostiqués. En conséquence, le traitement requiert une prise en charge pluridisciplinaire et neuropsychiatrique. Ainsi, cela permet une meilleure compréhension et acceptation du diagnostic. De plus, cela peut aider le patient à « reprendre le contrôle sur ses crises » et à bien « traiter les comorbidités ».

Traiter les crises (non) épileptiques : parcours d’obstacles

Pourtant ces patients rencontrent aujourd’hui de vraies difficultés de prise en charge pour plusieurs raisons. D’abord parce que peu de thérapeutes sont familiarisés avec les CNE. Ensuite, il n’existait pas, à ce jour, de méthodes thérapeutiques validées et diffusées.

Au contraire, ce Guide du thérapeute a été validé et son efficacité démontrée. En effet, la méthode composée de dix leçons est issue des thérapies cognitivo-comportementales. Effectivement, elles sont issues de l’expérience clinique des auteurs et de leurs recherches relatives au traitement.

De son côté, le patient a également son Guide comme support. Celui-ci a été initialement publié pour l’épilepsie puis entièrement adapté par le Dr LaFrance. Toutefois, sans l’acceptation du diagnostic par le patient, on peut dire que le traitement est moins efficace.

Le Guide se conçoit encore comme un outil qui abat des murs en favorisant la communication. Par conséquent, il s’agit de (re)nouer le dialogue entre les soignants, les patients et les membres de la famille.

Entre autres écueils, on peut citer des troubles sévères de la personnalité, des capacités cognitives limitées, des dépendances, etc. ou encore l’existence de psychoses ou d’anxiété élevée. Néanmoins, ces difficultés ne sont pas rédhibitoires. Ajoutons, de plus, que l’âge ne joue en rien en vue d’une guérison efficace.

Enfin, le sentiment est grand pour les patients d’une perte complète de maîtrise de soi. On peut donc affirmer que l’objectif est de (re)prendre le contrôle de ses crises et de sa vie. Le concept de « prise de contrôle » s’avère donc ici fondamental. Dans ces conditions, l’essentiel pour le patient est de remplir le guide et de s’exercer dans la vie quotidienne.

Traiter les crises (non) épileptiques : pour une bonne prise en charge

Le Guide du patient comprend, pour chaque étape thérapeutique, une « leçon » consignée dans un chapitre dédié. En outre, les recommandations qui y sont formulées permettent peu à peu une « prise de contrôle ». Mais pour que cela soit efficace, le patient doit l’utiliser hebdomadairement avec la leçon et les exercices correspondants. Ensuite, le résultat est revu à l’occasion d’un rendez-vous programmé avec le clinicien qui utilisera alors le Guide du thérapeute pour commenter les leçons.

Il existe ainsi 12 sessions distinctes conduites de façon séparée. Le traitement est conçu autour de sessions hebdomadaires réunissant le thérapeute et le patient, à l’issue de chaque session le patient reçoit de nouvelles lectures et de nouveaux exercices.

Il faut, bien sûr, avant de commencer, que le diagnostic ait été posé. Dans ces conditions, une enquête anamnestique neurologique et psychiatrique exhaustive a été réalisée. En outre, s’ajoutent un examen clinique neurologique et une évaluation psychiatrique. Par ailleurs, une vidéo EEG doit conforter l’examen. Par ailleurs, toutes vidéos, y compris venant des proches, seront précieuses pour poser le diagnostic.

Traiter les crises (non) épileptiques : Le livre et l’auteur

Le livre

Les crises (non) épileptiques

Les crises (non) épileptiques sont la troisième cause de malaise sans perte de connaissance. De plus, elle représente jusqu’à 30 % des consultations spécialisées pour crises résistantes aux traitements antiépileptiques. Voici donc une pathologie fréquente. Pourtant, elle est mal connue du corps médical. Ainsi des patients ne sont pas pris en charge face à leur handicap.
Voici donc une méthode thérapeutique structurée. Elle a notamment inspiré des thérapies cognitivo-comportementales. En outre, elle a démontré une efficacité sur la fréquence des crises, la qualité de vie et les symptômes associés. Lire la suite

Les auteurs

Les crises (non) épileptiques

Jeffrey P. Wincze travaille actuellement dans l’équipe de psychologues du Rhode Island Hospital. Il est, par ailleurs,  professeur assistant clinicien en psychiatrie et en comportement humain à l’université de Brown.

W. Curt LaFrance, Jr. dirige la neuropsychiatrie et la neurologie comportementale au Rhode Island Hospital. Il est aussi professeur assistant de psychiatrie et de neurologie à l’Alpert Medical School à l’université de Brown.

Wissam El-Hage est professeur de Psychiatrie Adulte. Il est, en outre, Directeur du CIC1415 Centre d’Investigation Clinique, Co-Directeur de l’équipe « Psychiatrie Neurofonctionnelle » de l’unité INSERM iBrain U1253. En savoir plus

Les crises (non) épileptiques

Coraline Hingray est médecin psychiatre. Elle est aussi Praticien Hospitalier en Neurologie au CHRU de Nancy, et dans le service de psychiatrie du Centre Psychothérapeutique de Nancy (CPN), Laxou, France. En savoir plus

Traiter les crises (non) épileptiques : Pour aller plus loin

Le journal « Le Dauphiné libéré » dans un article bien documenté présente les fameuses crises (non) épileptiques.

Un regard fixe, des convulsions, parfois des pertes de connaissance : plus de 150 000 personnes en France souffrent de crises qui ressemblent en tout point à l’épilepsie mais sans en être, un trouble peu connu que des méthodes de psychothérapie tentent aujourd’hui de soulager. L’intégralité de l’article  

Un colloque « épilepsie et émotions » a été organisé en février 2019

Les crises (non) épileptiques

Il existe aujourd’hui un déficit de prise en charge médicale pour allier la neurologie et la psychiatrie
dans la prise en charge de l’épilepsie. Les épileptologues et les psychiatres ont besoin de travailler main dans la main pour soulager les personnes qui souffrent d’épilepsie mais aussi de Crises Non Épileptiques Psychogènes (CNEP). Retrouvez l’ensemble du colloque

Psychiatrie et addictologie : une mine d’informations passionnantes

Psychiatrie et addictologie : une mine d’informations passionnantes

Psychiatrie et addictologie : une présentation

Le projet

Psychiatrie et addictologie s’adresse aux étudiants de second cycle des études médicales. L’ECN de psychiatrie et d’addictologie a donc été mis à jour pour répondre à la réforme 2020 afin de couvrir l’ensemble du programme de psychiatrie et d’addictologie. Ainsi l’objectif est de proposer un outil adapté pour l’acquisition et l’organisation des connaissances. C’est pourquoi, celles-ci ont été actualisées. La démarche pédagogique adoptée par les auteurs souhaite aider les étudiants qui n’auraient pas eu notamment accès à des stages dans les services cliniques. 

En effet, la psychiatrie et l’addictologie sont des disciplines qui imposent de multiples approches : biologie, développementale, psychologique, sociale. Ainsi ces disciplines parfois complexes demandaient une approche claire, intégrative et structurée. En conséquence, la terminologie utilisée et les recommandations proposées ont été l’objet d’un consensus.

 

Les premiers modules

 

La section généralités nous rappelle que les maladies sont organisées par une classification internationale des maladies définies par l’OMS. Mais il existe un système de classification spécifique des troubles mentaux que l’on doit à l’association américaine de psychiatrie. Ce modèle est d’ailleurs plus utilisé pour la recherche clinique en psychiatrie que le classement de l’OMS. 

Il nous est donc rappelé l’importance de la santé mentale pour le bien-être, se réaliser, mais aussi surmonter les tensions et contribuer de manière productive à la communauté. Il est, en outre, nécessaire de cibler les risques et d’assurer une prévention adaptée. C’est pourquoi la relation médecin-malade doit être particulièrement soignée ! Les situations d’urgence comme l’agitation aiguë, la crise d’angoisse ou la conduite suicidaire pointe ce besoin du soignant dans de bonnes conditions générales. De plus, certaines situations comportent des risques spécifiques (sujets en précarité, grossesse, sujet âgé, deuil, malade).

Troubles psychiatriques à tous les âges

Le module des « Troubles psychiatriques à tous les âges » explore les différents types de cas. On découvre ainsi que la schizophrénie atteint entre 0,6 et 1 % de la population et se déclenche entre 15 et 25 ans. De plus, cette maladie est augmentée par des facteurs comme la consommation de cannabis, la migration ou grandir en milieu urbain. Malheureusement on apprend aussi que l’évolution de la maladie est chronique.

Les troubles psychotiques se caractérisent par des idées délirantes sans désorganisation ni syndrome négatif. Parfois des hallucinations peuvent s’ajouter à ces symptômes. Quant aux troubles de l’humeur, ce sont des épisodes dépressifs caractérisés ou récurrents. La tristesse pathologique est donc liée à cet état ainsi qu’une baisse d’énergie. Mais, le livre nous le rappelle, il existe « une constellation de symptômes et de signes qui varient d’un sujet à un autre » et « selon l’intensité » qui peut-être légère, modérée ou sévère. 

En conséquence, on classe aussi dans les troubles de l’humeur, les troubles bipolaires. Selon les auteurs, il s’agit donc d’un des troubles psychiatriques sévères, chroniques et fréquents. Premièrement on décèle alors des changements pathologiques de l’humeur, de l’activité et de l’énergie dans un sens ou dans un autre. Deuxièmement le trouble anxieux généralisé (TAG) recoupe, de son côté, les émotions anxieuses, les cognitions anxieuses et les comportements anxieux. Leur intensité et leur retentissement peuvent être le signe d’une autre pathologie ou se manifester en tant que diagnostic spécifique. Troisièmement le trouble panique est une « extension » de la pathologie anxieuse. En ceci, cette fois, nous expliquent les auteurs, les attaques de panique se répètent. On trouve ici l’agoraphobie. A ces troubles s’ajoutent la phobie, le trouble obsessionnel compulsif, trouble de stress post-traumatique, trouble de l’adaptation, trouble de personnalité, etc.

Troubles psychiatriques débutant dans l’enfance ou dans l’adolescence. 

Les auteurs posent les bases du système de développement normal de l’enfance. On trouvera ensuite dans cette partie précieuse, une partie sur les troubles du spectre de l’autisme (TSA) et le trouble déficit de l’attention hyperactivité (TDAH). Les troubles du comportement chez les enfants ou les adolescents sont souvent le trouble opposition avec provocation (TOP) et le trouble des conduites (TC). Une longue partie revient aussi sur les troubles de l’alimentation. Si, au départ, les modifications sont des mécanismes adaptatifs à des situations de stress psychique, on constate qu’ils sont « rapidement débordés et aboutissent à la mise en place d’un comportement contraignant ayant des effets délétères. Au final, cela peut aboutir jusqu’au décès.

Addictologie

L’addiction a été définie en 1990 comme « un processus par lequel un comportement, pouvant permettre à la fois une production de plaisir et d’écarter ou d’atténuer une sensation de malaise interne, est employé d’une façon caractérisée par l’impossibilité répétée de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives ». On peut évoquer ainsi la consommation d’alcool, tabac, opiacé, médicaments. Mais il peut y avoir des addictions sans substances comme les jeux vidéo, jeu de hasard ou d’argent, sexe, internet, achat, exercice physique. L’ouvrage revient de manière passionnante sur le tabac ou sur l’alcool. On découvre notamment qu’une consommation de six verres standards en une occasion correspond à une alcoolisation. Dans les parties qui suivent, sont évaluées les différentes drogues comme le cannabis largement minoré dans la société mais aussi les addictions comportementales.

Pour finir

L’ouvrage se termine avec un présentation des possibilités de soins sans consentement avec les modalités qu’elle requiert. Pour finir, les différents types de techniques psychothérapeutiques et les psychotropes sont présentés très efficacement.

Si l’ouvrage termine sur une note un peu tristounette avec les modalités d’évaluation du handicap psychique, il est avant tout d’un immense intérêt. Bien sûr pour les étudiants de médecine, les soignants. Au-delà il intéressera tous ceux qui de près ou de loin s’intéressent à ces questions.

En un mot : passionnant !

Le livre et les auteurs

Le livre

Le CNUP (Collège national des universitaires de psychiatrie), l’AESP (Association
pour l’enseignement de la sémiologie psychiatrique) et le CUNEA (Collège
universitaire national des enseignants d’addictologie) proposent la troisième
édition du Référentiel de Psychiatrie et Addictologie, entièrement révisée et
conforme au programme 2020.
Ergonomique, clair et synthétique, ce référentiel est un instrument d’apprentissage,
d’entraînement et d’auto-évaluation complet et pratique. Son objectif
est de mettre à disposition des étudiants du DFASM (Diplôme de formation
approfondie en sciences médicales) les connaissances nécessaires à leur préparation
conformément au programme 2020 Lire plus

Parmi les auteurs

Marie Rose Moro, Fondatrice et Présidente de l’Association Internationale d’EthnoPsychanalyse est psychiatre, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris Descartes et psychanalyste française. Elle dirige la maison des adolescents, la Maison de Solenn.
Elle est spécialiste … lire la suite

Professeur de Psychiatrie et d’Addictologie – CHRU de Lille …voir plus

Le docteur Ali Amad, chef de clinique dans le pôle de psychiatrie du CHRU de Lille …Lire plus

Pour aller plus loin

Découvrir le « Collège national des universitaires de psychiatrie ».

Le Collège National des Universitaires de Psychiatrie (CNUP), association régie par la Loi du 1er Juillet 1901, a pour but de réunir l’ensemble des psychiatres hospitalo-universitaires (professeurs des universités, maîtres de conférences et praticiens hospitalo-universitaires) responsables de l’enseignement de la Psychiatrie en France, ainsi … lire la suite

Découvrir le « Collège universitaire national des enseignants d’addictologie ».

Le CUNEA a pour objet :

  1. De promouvoir l’enseignement sur les toxicomanies, l’alcoologie et la tabacologie en médecine et dans les différentes professions … lire la suite

Découvrir l « Association nationale pour l’Enseignement de la Sémiologie Psychiatrique ».

Ces objectifs sont :

 Fédérer sur le plan national les psychiatres intéressés et/ou travaillant sur la sémiologie psychiatrique.

• Sensibiliser les jeunes psychiatres à … lire la suite

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« Portraits de virus : voyage au cœur des cellules »

« Portraits de virus : voyage au cœur des cellules »

Petite recension du livre

 

« Portait de virus » est un voyage au cœur des cellules. portrait voyage cellule Ainsi cet ouvrage est une véritable référence en virologie qui pointent les progrès de la science. Ce livre offre aux populations la possibilité de s’approprier la recherche dans ces domaines fondamentaux.

Dans ce voyage au cœur des cellules on y découvre que la relation entre humain et virus est au cœur de notre évolution. D’ailleurs, les virus endogènes ont, pendant des milliers d’années, fait évoluer, peu à peu, notre patrimoine génétique. Mais le vingtième siècle se révèle paradoxal dans cette progression car il combine des progrès extraordinaires comme la vaccination et une inquiétante montée du risque infectieux!

Bien sûr, il existe, comme l’a démontré la biologie moléculaire, des virus présents depuis des milliers d’années comme l’hépatite B tandis que d’autres se révèlent comme Ebola ou le Chikungunya. De plus, les recombinaisons génétiques à partir des virus animaux permettent à ces virus de s’adapter à l’homme et de nous infecter. Donc la très grande majorité des épidémies viennent de ces zoonoses c’est-à-dire des virus qui infectent l’espère animale.

L’ouvrage nous rappelle qu’on assiste probablement à une recrudescence de ces épidémies. Les modifications de notre écosystème sont, nous dit l’auteur, des conditions idéales de transmission. Les méfiances envers la vaccination explique sans doute aussi, en partie, cette augmentation.

Il nous faut donc prendre conscience de l’importance de la virologie. Cette art de l’observation et de leur culture s’impose comme un savoir d’avenir.

Ce livre de Philippe Roingeard révèle cette importance de l’observation en multipliant des documents magnifiques. Car c’est ainsi qu’on peut élaborer leur structure et leur morphologie pour mieux les classifier. L’usage du microscope est donc incontournable et l’auteur qui a passé des milliers d’heures à observer nous fait profiter de son savoir. Ce faisant, il a pris aussi des milliers de photographies qui illustrent ici de manière spectaculaire l’ouvrage. On découvre ainsi les pathologies médiatiques comme la grippe H1N1, le VIH ou le Covid-19

Ce travail d’équipe livre un ouvrage de référence superbe.

Philippe Roingeard a fait sienne cette formule de Confucius : « une image vaut mieux que mille mots ».

Quelques images de présentation du livre en vidéo

 

Retrouvez le livre ici

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On parle de nos livres « Le monde des virus comme vous ne l’avez jamais vu! »

On parle de nos livres « Le monde des virus comme vous ne l’avez jamais vu! »

Voici deux présentations du livre « Portraits de Virus » de Philippe Roingeard.

« Multiplication du virus de la grippe sur une cellule infectée »

Sur Radio campus Tours

Cliquez ici:

https://www.radiocampustours.com/2020/10/29/la-meridienne-inserm-philippe-roingeard-u1259-mavivh/

Sur Anrs

Cliquez ici:

https://www.anrs.fr/fr/actualites/732/portraits-de-virus-philippe-roingeard-invite-le-grand-public-voyager-au-coeur-des


LE LIVRE

Portraits de virus, Voyage au cœur des cellules

 

 

 

 

 

 

 

Fascinants par bien des aspects, les virus sont responsables des grandes épidémies qui ont marqué l’histoire de l’humanité comme la variole, la grippe espagnole, le SIDA, la récente épidémie de Covid-19, et d’autres probablement à venir.
Ils sont si petits qu’il faut des microscopes extrêmement puissants pour pouvoir les observer. Incapables de se multiplier seuls, ils ont trouvé toutes les astuces possibles pour entrer dans une cellule et y exploiter la machinerie cellulaire à leur profit, afin de se multiplier à grande échelle et se propager.
Grâce à de superbes images de microscopie électronique, associées à des légendes dans un langage clair, ce livre permet de mieux comprendre le monde des virus : leur morphologie, leur cheminement dans la cellule qu’ils infectent, les maladies qu’ils peuvent générer.
Ces portraits de virus font la lumière sur les responsables de maladies infectieuses comme la rougeole, la varicelle, les oreillons, la rubéole, la grippe, la rage, les hépatites virales, le SIDA, et bien d’autres encore…
Et même si certains sont la source de maladies particulièrement graves, on ne peut qu’être captivé par les images et l’esthétique de certaines structures virales.

 

Philippe Roingeard est professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de l’université de Tours et praticien hospitalier au CHU de Tours. Il dirige l’unité INSERM U1259 et la plateforme IBiSA de microscopie électronique à Tours.
Il a obtenu plusieurs prix pour ses travaux de recherche sur les virus : Académie Nationale de Médecine (2014), Fondation de France (2015), Grand Prix de l’Académie Nationale de Pharmacie (2018).